Alors que le début de la deuxième saison sous forme de CEBL Summer Series approche à grands pas, les BlackJacks d’Ottawa sont devenus un sujet chaud générant enthousiasme et spéculation aux quatre coins de la ligue. Grâce à un alignement composé d'un mélange de vétérans et de nouveaux visages, de nombreux joueurs et entraîneurs bien établis dans la communauté du basketball d'Ottawa et de certains des meilleurs joueurs à avoir évolué sur le circuit de U SPORTS, les BlackJacks seront certainement une équipe à surveiller pour tous les amateurs de basketball canadiens. En tant que première équipe d'expansion de la CEBL cette saison, les BlackJacks voudront non seulement prouver qu’ils peuvent tirer leur épingle du jeu, mais aussi qu'un alignement et un personnel d’entraîneurs truffés de gagnants peuvent se battre pour le championnat.
La toute première édition des BlackJacks d'Ottawa a été assemblée par le directeur général Dave Smart, 14 fois champion national en tant qu'entraîneur-chef et directeur des opérations basketball à l'Université Carleton. Smart a choisi l'ancien étudiant-athlète et entraîneur de Carleton, Osvaldo Jeanty, comme premier entraîneur-chef de l'histoire des BlackJacks. Quintuple champion national en tant que joueur avec Carleton, Jeanty a ensuite connu une prolifique carrière professionnelle avant de devenir entraîneur après sa retraite en 2013. Il cherchera à utiliser sa vaste expérience et ses capacités d'entraîneur pour diriger les BlackJacks tout au long de la saison 2020. Jeanty pourrait bien être la personne la plus compétitive dans le gymnase.
Le directeur général et l'entraîneur-chef étant tous deux des gagnants reconnus, il est logique que l’alignement comprenne de nombreux joueurs qui correspondent à ce même profil. Les joueurs de la formation des BlackJacks ont remporté un total de 26 championnats nationaux au cours de leur carrière universitaire et la majorité a fréquenté l'Université Carleton ou l'Université d'Ottawa, établissant ainsi les BlackJacks comme une équipe ayant de profondes racines dans la capitale nationale. Ottawa a de nouveau puisé dans la filière locale lors du repêchage U SPORTS de ce printemps, sélectionnant trois joueurs actuels de Carleton, soit TJ Lall, Lloyd Pandi et Alain Louis. Bien que l'équipe soit assez jeune, de nombreux joueurs des BlackJacks ont également connu beaucoup de succès sur la scène internationale après leur carrière universitaire et Jeanty sait à quel point cet élément sera précieux pour son équipe alors qu'elle se prépare à relever le défi des CEBL Summer Series et de la situation inhabituelle dans laquelle se trouve le sport professionnel pendant la COVID-19. « Je pense que (l'expérience) va certainement nous aider », a déclaré Jeanty. « Nous avons une bonne combinaison de jeunes et de gars qui jouent au niveau professionnel depuis longtemps. » L'entraîneur a également parlé des avantages que cette combinaison génère sur le terrain, en expliquant comment il pouvait compter sur les jeunes joueurs pour apporter de l'énergie, tandis que les vétérans utilisent leur QI de basketball élevé pour pratiquer un style différent.
Les BlackJacks peuvent être la seule équipe professionelle au pays à être 100% canadienne avec cinq joueurs ayant joué sur l’équipe nationale du Canada.
En regardant l’ensemble de l’alignement 2020 des BlackJacks, il est clair que l'équipe a été bâtie avec une vision spécifique en tête. Alors que certaines équipes ont choisi de nombreux athlètes au gabarit imposant, Ottawa a semblé adopter une philosophie différente. L’ailier Kyle Landry (six pieds neuf) est le seul joueur de l’équipe qui mesure plus de six pieds huit pouces et les BlackJacks comptent sur de nombreux joueurs qui excellent de la ligne des trois points, dont les réputés frères Scrubb, Philip et Thomas, mais on retrouve de redoutables tireurs partout dans l’alignement, dont les meneurs Johnny Berhanemeskel et le choix du repêchage NBA par le Jazz de l’Utah, Olivier Hanlan, en plus de Landry, qui a récemment représenté le Canada dans le circuit 3x3 de la FIBA. Jeanty a confirmé qu'Ottawa s'appuierait sur les lancers de l’extérieur cette saison, affirmant que « le basketball a beaucoup changé dans l'ensemble et les tirs de trois points sont l’une des principales raisons. C'est définitivement un aspect que nous considérons comme notre force et ce style fait en sorte qu’il y a moins de congestion dans la clé, ce qui laisse plus d'options pour les poussées au panier. »
Il n’y a aucun doute que les BlackJacks voudront utiliser efficacement l’espace sur le court en raison du peu de joueurs au gabarit impressionnant au sein de leur alignement, mais une autre chose sur laquelle les amateurs pourront compter lorsqu'ils verront à l’œuvre les BlackJacks est du basketball divertissant et rapide. Jeanty prévoit utiliser la vitesse d’Ottawa pour contrer tout problème que l’équipe pourrait rencontrer avec les imposants joueurs adverses, lui qui souligne l’importance des meneurs de jeu dans le succès de la formation. « Nous voulions les meilleurs joueurs disponibles (lors de la constitution de notre alignement) et le mouvement du ballon était un aspect important », a confirmé l'entraîneur. « Nous voulions des gars qui peuvent vraiment penser sur le court, passer le ballon et contrôler le ballon. Pour nous, il y avait beaucoup de gars d'Ottawa qui possédaient ces habiletés. » L’alignement des BlackJacks regorge de passeurs de qualité et Jeanty se tournera vers des professionnels établis comme Philip Scrubb et Hanlan pour garder le ballon en mouvement, mais aussi vers les récents diplômés universitaires Yasiin Joseph et Munis Tutu.
L'un des rares joueurs qui ne vient pas d'Ottawa est Shaquille Keith, un meneur énergique de six pieds six pouces qui peut jouer plusieurs positions. Il a remporté le championnat de la CEBL avec les Rattlers de la Saskatchewan la saison dernière, après avoir débuté la campagne 2019 avec les Honey Badgers de Hamilton. Tout en ajoutant Jean Emmanuel Pierre-Charles, attaquant de six pieds huit pouces et natif d’Ottawa, qui se déplace comme un meneur mais peut gérer le ballon à l'intérieur, et les BlackJacks semblent avoir un ensemble complet.
Sur papier, les BlackJacks d'Ottawa 2020 ont une chance aussi bonne que n'importe qui de hisser le trophée à la fin des CEBL Summer Series. Talentueuse, intelligente et athlétique, cette équipe sait gérer la pression qui viendra avec les neuf matchs en 16 jours. La capitale nationale sera-t-elle la capitale du basketball en 2020?
LES BLACKJACKS D'OTTAWA 2020